La Baule+

la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’ informations - N° 234 - Décembre 2023 NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE : RAPPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! Eat Sushi : le spécialiste du sushi à La Baule Page 8 FINANCES Octopus Patrimoine se développe à La Baule Page 6 RESTAURATION Entretien exclusif avec Pierre Gattaz MAISON Côté Carrelages : le spécialiste du carrelage Page 10 L’ancien patron du MEDEF nous invite à faire preuve d’optimisme Pages 4 à 7 La philosophe Ariane Bliheran sur les traces d’Hanna Arendt Le totalitarisme est-il une maladie de civilisation ? Pages 12 à 14 François Cluzet Rencontre avec l’acteur au Château des Tourelles à Pornichet Pages 36 à 38 Nos entreprises communiquent Réflexion Michel Maffesoli Le Grand Orient a-t-il perdu sa dimension spirituelle ? Pages 18 à 20 BIEN VIVRE La Maison du Barbecue : les plaisirs du feu l’hiver ! Page 11 Internet MariaMercanti-Guérin Avec la fin annoncée des réseaux sociaux et la non-performance de la publicité, le Web se résumera-t-il demain à Amazon ? Pages 24 à 26 Histoire Reynald Secher La Bretagne a-t-elle été annexée de force par la France ? Pages 32 à 34 CADEAUX Idées cadeaux au Comptoir des Savonniers Page 39 LIVRES Une nouvelle librairie à Pornichet Page 35

la baule+ Décembre 2023 // 3 Franck Louvrier, maire de La Baule, a rencontré le 13 octobre dernier, à Paris, Clément Beaune, ministre délégué aux Transports, pour plaider en faveur d’une amélioration de la desserte TGV de La Baule : « Très à l’écoute, il m’a assuré qu’il serait particulièrement attentif avec la SNCF à la qualité de service afin que notre économie touristique ne soit pas fragilisée. J’ai rappelé que notre département accueillait 17 000 nouveaux habitants par an et que la rapidité des trajets avec Paris et leur nombre était un enjeu primordial. » Autre sujet évoqué : les travaux d’amélioration de l’aéroport de Nantes. Il apparaît que le maire de La Baule et vice-président de la région des Paysde-la-Loire a été écouté puisque, début décembre, le nouveau contrat de plan État-Région, CPER, sur la période 20232027 a été signé: « Ce CPER est véritablement historique du fait de son montant et ses ambitions : il représente un milliard d’euros d’investissements d’ici à la fin 2027 répartis entre l’État, la Région et d’autres collectivités. Il est à ce point unique que - au lieu qu’il soit signé comme d’habitude par uniquement le préfet - c’est le ministre en charge des Transports, Clément Beaune, qui est venu lui-même le faire. Par rapport au CPER précédent, l’État augmente son effort financier sur ce volet de plus de 80 % et la Région suit ce mouvement. » Cela afin de faire oublier « la blessure de l’aéroport » à la suite de la décision d’Edouard Philippe d’abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes. Concrètement, Franck Louvrier explique : « La liaison TGV entre Nantes et Paris va être améliorée grâce à la sécurisation des voies sur cette ligne pour éviter les collisions des trains avec des animaux. Près de 72 kilomètres supplémentaires de clôtures vont être posés pour porter d’ici à 2027 à 90 kilomètres le linéaire protégé. Les trajets entre Nantes et Paris se feront alors enfin en deux heures. En complément, l’État s’est engagé à accélérer les travaux du grand projet « Massy-Valenton » pour offrir la possibilité à terme d’accéder directement à l’aéroport d’Orly et faciliter l’accès au reste de la France par TGV. » Le maire de La Baule a également obtenu la promesse de la régularité de la desserte TGV de La Baule. Enfin, le gouvernement s’est engagé sur les travaux de modernisation de l’aéroport Nantes-Atlantique. Franck Louvrier, maire de La Baule, annonce une amélioration de la desserte TGV

la baule+ 4 // Décembre 2023 La Baule+ : Notre pays est traversé par une crise de pessimisme et de défaitisme. Aussi, clamer « Enthousiasmez-vous », ce qui pouvait paraître quelque peu banal il y a quelques années, semble indispensable aujourd’hui… Pierre Gattaz : J’ai voulu montrer que notre pays est un grand pays qui se redresse sur le plan économique depuis une dizaine d’années, avec un taux de chômage qui est tombé de 10,5 % à 7 %, et qu’il y a de bonnes nouvelles. Malheureusement, les Français continuent d’être un peuple pessimiste, alors que nous vivons dans un pays avec un patrimoine incroyable sur le plan culturel, historique ou philosophique. Des millions de touristes viennent tous les ans et les gens veulent venir travailler en France. Donc, j’ai voulu redonner un peu d’espoir. Je m’adresse aussi aux jeunes qui ont parfois tendance à broyer du noir dans un environnement géopolitique très compliqué. Il faut garder l’espoir car, même dans les moments les plus difficiles, c’est l’enthousiasme qui nous permet de trouver des solutions à des problèmes. En face, le pessimisme et l’indignation permanente nous incitent à broyer du noir tout le temps. Je ne voulais surtout pas faire comme mon père Vous racontez vos débuts professionnels. Lorsque l’on connaît votre famille, on aurait pu croire que tout était facile, toutefois cela n’a pas été le cas… Je ne voulais surtout pas faire comme mon père et surtout ne pas paraître comme le fils à papa. J’ai fait Maths sup et Maths spé, et je suis devenu ingénieur des télécoms. Ensuite, je suis parti aux États-Unis. J’ai été jeune cadre ingénieur chez Dassault électronique. Puis j’ai redressé une société d’électronique à 30 ans. C’est dans ce travail de redressement d’une entreprise que j’ai appris mon métier de patron. J’ai cru que mes actionnaires allaient me virer chaque lundi matin, c’était très difficile. C’était une petite société d’une cinquantaine de salariés qui était en redressement. Il y avait des problèmes de trésorerie. Il y a eu l’inspecteur du travail, puis ensuite l’inspecteur des impôts. C’était dur. Ensuite, en 1992, Radiall allait un peu moins bien et je suis arrivé avec une connaissance du marché des télécommunications, du marché américain et des entreprises en difficulté. Cela m’a permis d’avoir une légitimité plus forte pour reprendre à 33 ans les rênes de Radiall. Vous avez aussi été pionnier dans la mise en place d’une politique RSE… Je suis un passionné de nature. J’ai passé mon enfance en Provence pour sentir la nature. J’ai d’ailleurs acheté un domaine vinicole il y a quelques années dans le Lubéron et nous sommes très vite passés au bio. J’ai beaucoup de respect pour tout cela. J’ai passé mon temps à motiver mes équipes car une entreprise familiale, c’est une entreprise qui veut aller loin. Ce n’est pas une entreprise qui a pour objectif de se vendre au bout de quelques années. Si vous voulez perdurer avec votre équipage, vous devez faire très attention à votre équipage. Il y a eu beaucoup de management participatif. Les salariés sont motivés, car on leur demande tout le temps des idées et des solutions. C’est gagnant pour les clients, puisque les performances de la société sont bien meilleures, et c’est aussi gagnant pour l’entreprise qui va de mieux en mieux avec un équipage engagé. On a le sentiment que le chef d’entreprise est moins populaire en France depuis qu’il n’est plus entrepreneur, au sens des Marcel Bleustein-Blanchet, Francis Bouygues ou Marcel Dassault : c’est-à-dire tous ces grands patrons qui ont fait eux-mêmes leur entreprise… Maintenant, ce sont des technocrates qui sont à la tête des grosses sociétés… J’évoque les Trente Piteuses de la France. Pendant une trentaine d’années, on a eu des politiques fiscales et sociales très démotivantes pour l’ensemble des patrons, notamment les patrons familiaux. J’ai vu tous les concurrents de Radiall vendre leur entreprise familiale pour partir à l’étranger. Cela m’a complètement désespéré. J’avais une colère sourde en voyant la désindustrialisation de notre pays parce que la fiscalité française était très dogmatique et très idéologique. Le social est devenu très compliqué, avec un Code du travail qui s’est extrêmement complexifié. J’ai vu des réformes courageuses qui ont été mises en place depuis une dizaine d’années, notamment par le Premier ministre Manuel Valls, qui a baissé les charges sur les bas salaires, qui a procédé à une baisse des impôts et qui a aussi simplifié le Code du travail. L’image de la France a changé et les investisseurs sont revenus. Emmanuel Macron a poursuivi sur ce chemin, la confiance est revenue et je vois un pays qui est en train de se réindustrialiser. Cela va peut-être demander une ou deux générations. En Allemagne, ils ont 12 000 à 13 000 entreprises de taille intermédiaire familiales, alors que nous n’en avions plus que 5 500. Il y a eu un cataclysme sur les entreprises familiales, qui sont en plus très implantées dans les territoires. Un gouvernement de gauche a été capable de refaire une politique de l’offre en comprenant que l’entreprise, ce n’est pas un concept de gauche ou de droite, tout comme l’économie, et qu’il faut donc que l’environnement fiscal et social soit approprié. C’est ce qui est en train de se passer en France actuellement. Manuel Valls a eu le courage de mener des réformes dans une très grande impopularité Vous dites beaucoup de bien du gouvernement de Manuel Valls. Vous aviez des contacts fréquents Économie ► L’ancien patron du MEDEF nous invite à faire preuve d’optimisme Pierre Gattaz : « Une entreprise familiale, c’est une entreprise qui veut aller loin. » La France est un pays extraordinaire qui dispose d’atouts considérables. Pourtant, c’est un peuple qui doute collectivement. Prenant le contrepied des déclinistes, Pierre Gattaz lance un appel aux Français en les appelant à l’optimisme, à l’action, à l’entrepreneuriat. Bâtir plutôt que critiquer. Créer plutôt que détruire... Pierre Gattaz dirige depuis 1992 Radiall, l’entreprise familiale créée en 1952, qui conçoit et fabrique des composants électroniques. Ancien président du MEDEF, puis de Business Europe, il a lancé l’association Y Croire & Agir, qui aide les personnes fragilisées ou au chômage à créer leur entreprise dans les territoires ruraux. Depuis quelques années, il gère aussi une exploitation vinicole en Provence. « Enthousiasmez-vous ! Ce que la vie m’a appris... et que je voudrais partager avec vous » de Pierre Gattaz est publié aux Éditions du Rocher.

la baule+ Décembre 2023 // 5 avec lui, puisque vous étiez président duMEDEF à cette époque… Oui, il y avait parfois des conflits, mais toujours du respect et des convictions profondes. On se rejoignait sur l’importance de l’entreprise. Le président chinois, Deng Xiaoping, après la révolution culturelle de Mao qui a conduit à des dizaines de millions de morts, a fait sa révolution culturelle en mettant l’entreprise au milieu du village. Il a incité les Chinois à créer des entreprises et à innover. Maintenant, 600 millions de Chinois, la moitié de la population, vivent aujourd’hui presque comme des Européens. Ils ont inventé l’économie socialiste de marché. Manuel Valls a eu le courage de mener des réformes dans une très grande impopularité. C’est un peu comme Schröder en Allemagne : il a mené des réformes. Pendant trois ans, il ne s’est rien passé, mais grâce à ses réformes, l’Allemagne s’est développée et, aujourd’hui, les Allemands sont 15 à 20% plus riches que nous individuellement. La richesse par habitant de chaque Français est 40 % plus faible que celle des Américains et 20 % plus faible que celle des Allemands ! Comment expliquez-vous que les Français soient le peuple le plus pessimiste au monde ? Dans une enquête récente, les jeunes Irakiens et les jeunes Afghans étaient même plus optimistes que les jeunes Français… Malheureusement, les Trente ou Quarante Piteuses françaises ont montré cette désindustrialisation larvée de la France, cette lutte des classes très forte que l’on ne voit pas dans d’autres pays, avec une politisation de l’entreprise et de l’économie, où l’on met les patrons à droite et les salariés à gauche. Les patrons se sont démotivés et l’économie a stagné. Il y a eu de grosses bêtises, comme les 35 heures, et les Français se sont rendu compte que notre PIB est en 28e position aujourd’hui. La richesse par habitant de chaque Français est 40 % plus faible que celle des Américains et 20 % plus faible que celle des Allemands ! Il faut continuer de faire des réformes courageuses sur le plan fiscal et social, et comprendre que l’entreprise est une communauté humaine formidable, parce que c’est là où l’on crée de la richesse et des emplois. Les Français ont connu la civilisation des loisirs et du temps libre pendant des années, c’est très bien. (Suite page 6)

la baule+ 6 // Décembre 2023 Mais le travail, c’est la fierté, l’épanouissement et la dignité. Ce qui me rend optimiste, c’est que les Français ont une meilleure image de l’entreprise, mais aussi des patrons. Plus on est un petit patron, plus on est apprécié, et je vois des jeunes qui veulent maintenant devenir entrepreneurs, alors qu’avant ils voulaient devenir fonctionnaires... Bien sûr, il y a toujours des gens qui ne veulent pas travailler, mais je vois aussi des gens qui travaillent beaucoup. J’aide des chômeurs à créer leur entreprise. Cela leur permet de retrouver de l’enthousiasme sur un projet de vie et aussi une employabilité et un savoir-être qui leur permette de retrouver un job. Plus la France va aller vers le plein emploi, plus le rapport de force va s’inverser au profit de nos salariés et de nos collaborateurs. C’est aussi le bon côté du plein emploi. Vous rappelez que tout le monde peut être entrepreneur et que c’est une question d’ADN. On est sorti de cette barrière imaginaire des études… De grands entrepreneurs sont des autodidactes, maisaussi degrandsministres de l’Économie, comme ce fut le cas avec René Monory… J’ai beaucoup d’admiration pour les autodidactes qui, par leur force de travail, ont réussi à créer des empires. J’observe qu’il y a un statut intéressant, celui d’auto-entrepreneur, qui permet d’être un sas de transition entre le statut de chômeur ou de salarié, et celui de patron d’une PME. Le statut d’auto-entrepreneur permet de mettre le pied à l’étrier pour se lancer dans l’artisanat ou dans la prestation de services. Ce qui compte, c’est la volonté. Ceux qui ont la volonté de s’en sortir ont déjà fait 70 % du boulot. Si vous allez voir un patron, en le regardant dans les yeux avec la niaque et le sourire, il y a de grandes chances pour que cela fonctionne. Le savoir-être est important. Ensuite, on forme les gens. Après la guerre, il y a de nombreux patrons autodidactes qui ont pu créer leur entreprise et, en avançant dans le temps, certaines sont restées des PME, d’autres sont devenus des empires. Le fait d’avoir distribué le baccalauréat à 90 % d’une classe d’âge, puis d’automatiser l’accès à l’université, n’at-il pas renforcé le statut de l’autodidacte qui arrive à se démarquer davantage ? Je cite beaucoup la Suisse, qui a beaucoup poussé sur l’apprentissage et la formation professionnelle. 70 % des élèves de 17 ans sont en apprentissage, alors que nous n’en avons que 30 ou 40 %. La filière d’excellence, c’est la filière professionnelle. C’est ce qui permet d’apprendre un métier, que l’on soit poissonnier, soudeur ou restaurateur. Ensuite, grâce à ces filières d’excellence, on peut devenir ingénieur, puis directeur, on apprend des métiers. En France, beaucoup de gens se retrouvent en sociologie, en psychologie ou en philosophie avec très peu de débouchés derrière. Il y a un pragmatisme de l’éducation suisse, que l’on retrouve en Allemagne ou en Autriche, donc des pays qui sont restés très industrialisés, pour permettre à des gamins de comEntretien exclusif avec Pierre Gattaz: « La filière d’excellence, c’est la filière professionnelle. » Octopus Patrimoine se développe en force sur la presqu’île Octopus Patrimoine figure depuis plusieurs années dans le classement Décideurs Magazine des Conseils en gestion de patrimoine les plus réputés en France pour la qualité de sa pratique. Christophe Roche, dirigeant et fondateur depuis 2007, souligne que son bassin de clientèle se trouve essentiellement sur le Grand Ouest et en Île-de-France. Le cabinet, basé à Angers, a aussi de nombreux clients sur la presqu’île et c’est Laurent Quettier, directeur du développement du pôle immobilier, qui est aussi le correspondant d’Octopus Patrimoine sur la presqu’île : « Notre approche globale repose sur l’ingénierie patrimoniale, le conseil, les placements financiers, les investissements immobiliers ». Christophe Roche cite quelques exemples : « Une personne vient nous voir lorsqu’elle a des interrogations sur sa fiscalité, l’organisation et la préparation d’une succession, ou encore un projet de transmission d’une entreprise. Tout cela demande une analyse extrêmement fine et très experte. A partir de là, nous proposons des missions d’ingénierie patrimoniale. Il y a parfois des entités qui proposent cela, mais pour faire du placement de produits derrière, ce qui n’est pas notre cas. Nous sommes très cloisonnés et l’ingénierie patrimoniale ne doit pas rentrer en conflit d’intérêts avec nos activités commerciales. » « Nous ne sommes pas des commerciaux qui viennent pour placer des produits spécifiques » Contrairement aux réseaux bancaires qui proposent à leurs clients importants ce type d’accompagnement, Octopus Patrimoine met en avant son impartialité: « Nous sommes dans le fauteuil du copilote pour accompagner nos clients. Nous ne sommes pas des commerciaux qui viennent pour placer des produits spécifiques. Nous faisons très attention au référencement des solutions que nous proposons. Nous sommes très transparents avec nos clients au sujet de notre rémunération. D’une part, nous pouvons facturer des missions de conseil lorsque nous accompagnons nos clients sur de l’ingénierie pure et, d’autre part, c’est notre activité de courtier, lorsque nous mettons en œuvre les solutions préconisées après un parcours client bien défini. Nous n’arrivons pas avec des produits prédéfinis dès le départ. » Laurent Quettier, en charge du développement de l’activité immobilière, rappelle que le lien du cabinet avec la presqu’île a toujours été fort : « J’habite à La Baule à l’année et mon rôle est d’être le relais d’Octopus Patrimoine sur le littoral. Nous connaissons bien le secteur et nous travaillons depuis plusieurs années avec un acteur local spécialisé dans la réhabilitation immobilière, mais aussi avec des promoteurs immobiliers et des agences immobilières. La population locale étant plutôt aisée et disposant souvent d’un patrimoine conséquent, elle peut avoir besoin d’un accompagnement professionnel dans le temps afin d’optimiser sa stratégie patrimoniale au fil des évènements de la vie. Afin d’informer le plus grand nombre, nous prévoyons d’organiser des réunions thématiques, en collaboration avec des professionnels tels que notaires, experts-comptables, agents immobiliers, courtiers » Les lois et les normes évoluant continuellement, il devient très difficile d’être l’artisan de son patrimoine: « On commence toujours par un audit patrimonial, totalement gratuit, afin de déterminer les axes de réflexion, la stratégie. Par exemple, le meilleur montage d’acquisition et le dispositif fiscal le plus approprié. Ensuite, nous allons chercher les biens correspondants auprès de nos partenaires, sur toute la France. Nous travaillons majoritairement localement, mais nous avons des clients qui souhaiteront par exemple investir en Corse ou à Lyon » indique Laurent Quettier. Accroître les partenariats avec les professionnels de l’immobilier Il souhaite aussi accroître les partenariats avec les professionnels de l’immobilier : « Nous savons par expérience que de nombreux clients des notaires et des agents immobiliers peuvent être intéressés par notre accompagnement et nous avons aussi besoin d’eux pour estimer et revendre les biens de nos clients, à qui nous pouvons suggérer de d’arbitrer ci ou ça, suite à notre audit patrimonial. » Démocratiser la gestion de patrimoine Christophe Roche souhaite contribuer à démocratiser la gestion de patrimoine : « Les réseaux bancaires différencient leurs clients en fonction de leur patrimoine et de leurs revenus, alors que nous n’avons pas de prérequis. Tout comme nous accompagnons des chefs d’entreprises et des seniors, nous aidons de jeunes ménages à fabriquer les fondations de leur patrimoine. » Octopus Patrimoine se positionne finalement comme un chef d’orchestre au service des projets patrimoniaux, fiscaux et successoraux, en exerçant dans un cadre réglementaire très précis et dans un climat de confiance et de confidentialité : « Notre profession est très réglementée. Notre cabinet est adhérent à la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine agréée par l’Autorité des Marchés Financiers. Comme un médecin généraliste, nous avons besoin de recueillir des informations en toute confidentialité pour bâtir nos préconisations. Cela nous permet d’instaurer une confiance réciproque. Nous avons 17 ans de pratique, avec un personnel hautement qualifié. Nous proposons aussi une activité d’accompagnement à la cession et la reprise d’entreprise, 123 Cession, dirigée par une ancienne avocate en droit des sociétés qui a 20 ans de Barreau. Tout cela contribue à un climat de confiance avec nos clients. » Enfin, on note une réelle volonté de travailler dans la durée. Octopus Patrimoine a notamment mis en place un conseil de surveillance participatif, composé d’une vingtaine de clients, afin d’être le plus transparent possible dans toutes ses actions. Octopus Patrimoine, 8 bis, boulevard du Maréchal Foch à Angers. Tél. 02 41 18 25 62. Contact Laurent Quettier : 06 63 66 06 06 et l.quettier@ octopus-patrimoine.fr Laurent Quettier et Christophe Roche

prendre ce qu’est une entreprise à partir de 16 ans. Ensuite, il y a de nombreuses passerelles pour permettre aux jeunes de trouver leur voie. Quand j’étais au MEDEF, je faisais parler des jeunes salariés de 18 ans sur leur métier, avec souvent de beaux salaires à l’entrée. La France commence à comprendre l’importance de ces métiers. Les partis politiques qui ne connaissent pas l’entreprise sont totalement disqualifiés Quel regard portez-vous sur la situation politique de notre pays en ce moment et sur le débat qui se cristallise entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ? Il faut des gens qui continuent les réformes économiques, car si vous avez une économie qui fonctionne, vous pouvez apporter du bien-être à vos compatriotes et vous pouvez vous occuper ensuite des problèmes d’environnement. Que l’on soit de gauche ou de droite, on a besoin de pragmatisme. Il faut travailler avec les chefs d’entreprise. Aucun pays au monde n’a pu apporter du bonheur à ses compatriotes sans une économie forte. Quand j’entends des partis politiques d’extrême gauche ou d’extrême droite qui négligent l’économie, ou qui veulent revenir à la retraite à 60 ans, ce qui est une aberration, alors que toute l’Europe est entre 65 et 69 ans, je me dis que ces gens n’ont rien compris. Les partis populistes qui racontent n’importe quoi sur le plan économique et social me gênent profondément. Ensuite, il faut du courage pour engager un maximum de gens autour d’une vision positive. Les tensions qui existent sur la question du climat ou de l’environnement, ce sont des opportunités de marché, d’innovation et de recherche. Les partis politiques qui ne connaissent pas l’entreprise sont totalement disqualifiés à mes yeux. Ensuite, il y a des problèmes régaliens à régler, autour de l’autorité, l’immigration et la non-intégration. J’explique que le travail peut aussi permettre d’intégrer des gens qui viennent de l’étranger. On intègre d’autant mieux les gens quand on leur apprend un travail, la langue du pays et la fierté du pays d’accueil. Pour qu’une communauté humaine soit heureuse, il faut la fierté du passé, être fier de la France et de son passé, ensuite, l’enthousiasme du temps présent, être content de sa situation et, si l’on n’est pas content, changer de boulot - le plein emploi permettra cela - et, enfin, l’espoir que les choses iront mieux. Si vous n’avez pas l’espoir que la situation va s’améliorer, vous avez un phénomène de type Gilets jaunes et vous nourrissez des haines et des rancœurs. Les Trente Glorieuses, avec le général de Gaulle et Georges Pompidou, ont permis de bâtir des empires industriels, de créer des autoroutes de l’information et des TGV. Malheureusement, les Trente Piteuses, avec les 35 heures, n’ont pas amené cette fierté. Si des entreprises veulent passer à la semaine de quatre jours, bravo, qu’elles le fassent, mais on ne doit pas l’imposer à tout le monde. Il y a aussi des problèmes de modèles économiques à respecter. En France, on a trop souvent voulu imposer des choses d’en haut, sans écouter les gens du terrain. Propos recueillis par Yannick Urrien. la baule+ Décembre 2023 // 7

la baule+ 8 // Décembre 2023 Eat Sushi : le spécialiste du sushi se développe à La Baule Vous aimez les sushis, voici l’adresse préférée des Baulois dans ce domaine ! Le restaurant Eat Sushi propose un large choix de plats japonais élaborés à la commande, des spécialités les plus classiques aux plus originales, avec des sushis, sashimis, makis, plateaux sushis à partager ou individuels, wrap jap, chirashis, poke bowl, ainsi que des plats chauds japonais. Nicolas Autret est Lorientais. Il a créé le restaurant Les Pieds dans le Sable en bas des immeubles en vagues en 2017 et il a lancé Eat Sushi avenue de Lattre de Tassigny. Il a décidé de s’affilier au réseau Eat Sushi, qui a déjà 45 établissements en France, en raison de l’excellente réputation de la marque : « J’ai choisi de travailler avec eux parce qu’ils ont vraiment été précurseurs en matière de politique RSE, notamment avec des emballages kraft, des fournisseurs en circuit court et une flotte de scooters électriques pour assurer la livraison à domicile ou sur le lieu de travail. Ce n’est pas réellement une franchise, puisque nous sommes en licence de marque, donc chacun apporte son savoir-faire. » D’ailleurs, il est difficile d’être totalement indépendant quand on propose des sushis, surtout si l’on veut garantir des produits de qualité : « Nous sommes livrés six jours sur sept en poissons et légumes frais. Nous avons des recettes particulières qui évoluent chaque trimestre ». pour faire les tapis de riz, une autre pour nettoyer le riz avec une eau limpide, un calcul automatique de l’hydrométrie, ainsi qu’une mélangeuse à riz. » C’est également pour assurer une qualité, une fraîcheur et une traçabilité de tous les poissons, que Nicolas travaille avec l’enseigne Eat Sushi. Un service de restauration sur place est proposé sept jours sur sept à midi et le soir, mais Toutes les préparations sont faites en interne et aumoment même de la commande En effet, lorsque vous commandez chez Eat Sushi, il faut savoir que toutes les préparations sont élaborées en interne et au moment même de la commande : « Nos plateaux et nos menus sont faits à la demande au sein de notre laboratoire. Nous pouvons être un peu plus longs que les autres, mais nous proposons vraiment de l’ultra-frais. Ce ne sont pas des sushis fabriqués le matin avec une date limite de consommation de deux jours ! Ce qui est important, dans la qualité d’un maki ou d’un sushi, c’est évidemment la fraîcheur du poisson et des légumes, mais aussi le fait d’avoir une qualité de riz constante. Pour cela, nous avons une machine l’essentiel de l’activité porte sur la vente à emporter et un service de livraison à domicile : « J’ai voulu proposer un espace restauration pour permettre la consommation sur place, c’est très pratique pour ceux qui travaillent à proximité, avec un menu déjeuner à partir de 12,90 € et un menu du mois à 9,90 € pour les 12 pièces. » En ce qui concerne la livraison, la zone est très large : « Nous livrons 100 % de La Baule, 75 % du Pouliguen, et Pornichet jusqu’à l’hippodrome de Pornichet. Pour Guérande, nous avons une limite qui va jusqu’à Villejames. Pour les clients de Batz-sur-Mer et du Croisic, nous avons un point de rendez-vous qui fonctionne très bien : c’est le parking du Lidl du Pouliguen. » Eat Sushi, 277 Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny à La Baule. Tél. 02 51 16 24 61. Ouverture 7 jours sur 7 de 11 heures à 14h30 et de 18 heures à 22 heures. À partir du 1er janvier 2024, les collectivités doivent mettre à disposition de tous leurs habitants une solution de tri des biodéchets, c’est-à-dire les déchets alimentaires et les déchets végétaux afin qu’ils soient valorisés. Conformément à la Loi anti-gaspillage et à l’Économie circulaire (loi AGEC) de février 2020, CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo annonce une accélération de la distribution des composteurs individuels. En effet, plus de 20 000 composteurs individuels ont déjà été distribués gratuitement, une résidence principale sur deux est équipée de composteurs. En 2024, les services de l’agglomération vont se rendre dans les 15 communes du territoire afin de faciliter la délivrance de ces outils, que chacun peut également fabriquer soi-même à domicile. Pour les personnes habitant en appartement, 11 composteurs collectifs ont été installés au pied d’immeubles en 2023 et des dizaines d’autres seront déployés en 2024. Des tests vont aussi être faits sur des composteurs collectifs de centre-bourg et sur la mise en place de points d’apport volontaire pour les zones plus urbaines, sur le même système que le verre ou le carton. Claude Bodet, maire de Saint-Lyphard et vice-président aux équipements urbains de CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo souligne que « plus de 28 millions de tonnes de déchets alimentaires (épluchures, restes de repas…) et 14 millions de tonnes de déchets verts sont produits chaque année en France. Ils représentent environ un tiers du contenu des poubelles des ménages et peuvent facilement être transformés en compost par chaque individu afin d’éviter qu’ils soient enfouis ou incinérés comme le reste des déchets résiduels, ce qui est néfaste pour l’environnement et a un coût financier pour tous. » CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo accélère la distribution des composteurs

la baule+ 10 // Décembre 2023 Côté Carrelages : le nouveau spécialiste du carrelage sur la presqu’île Venez découvrir l’univers de Côté Carrelages, le nouveau spécialiste du carrelage sur la presqu’île, dans son show-room de la zone de Villejames à Guérande. Fondé par Arnaud Danet, un vétéran dans le domaine du revêtement de sol avec 20 ans d’expérience, Côté Carrelages a tous les atouts pour devenir le futur leader en matière de carrelage et de décoration d’intérieur de la région. Une collection époustouflante issue d’une quinzaine de fournisseurs Arnaud a scruté le marché et a identifié une opportunité unique : combler le vide laissé par les grandes enseignes et les spécialistes trop cloisonnés. Ainsi, vous trouverez une collection époustouflante issue d’une quinzaine de fournisseurs français et européens. Que vous recherchiez des carrelages, des sanitaires ou même du papier peint personnalisable : « Nous pouvons ainsi répondre à toute les demandes sur la partie carrelages, sanitaires et papier peint personnalisable. Nous travaillons sur toutes les thématiques, comme l’élégance intemporelle du marbre, la chaleur rustique de l’imitation parquet, ou encore l’aspect moderne de l’effet béton. » Arnaud s’est entouré de Cyrille, ancienne décoratrice d’intérieur, qui accompagne les clients dans leur projet de A à Z, en leur fournissant des conseils personnalisés. C’est aussi l’occasion d’interroger Arnaud sur les tendances : « Il y a une forte demande pour tout ce qui est marbre et imitations de pierres naturelles, sans oublier les imitations parquet de haute qualité. » Il ajoute que Côté Carrelages ne se limite pas à l’intérieur de la maison, puisque vous pouvez aussi découvrir toute une gamme de carrelages sur plots pour sublimer vos terrasses. Situé dans la zone de Villejames, accessible aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers, Côté Carrelages célèbre son ouverture en offrant des remises exceptionnelles pouvant atteindre moins 20% jusqu’au 29 février 2023. Côté Carrelages, 35, rue de la Lande à Guérande. Tél. 02 51 16 25 49. L’Association des Plaisanciers du Port de la Baule le Pouliguen invite les plaisanciers à illuminer leurs bateaux, vedettes ou voiliers, avec des guirlandes lumineuses. En effet, « l’illumination des bateaux est une façon de rassembler la communauté maritime et de célébrer la saison de Noël de manière unique. » Philippe Gueuziec, président de l’Association, explique : « L’idée m’est venue en me promenant au port de Saint-Goustan, dans le golfe du Morbihan, où les plaisanciers éclairent tous les vieux gréements, comme dans d’autres ports en Bretagne et en Méditerranée. En plus, on a la chance, car le maire du Pouliguen, Norbert Samama, a très bien décoré le quai pour les fêtes. Derrière, il y avait cette pénombre sur le port, et j’ai eu l’idée d’illuminer nos bateaux pour participer à la fête, et surtout donner un peu de joie de vivre et de plaisir, notamment aux enfants. L’année dernière, il y avait une dizaine de bateaux, Monsieur Samama était très content du résultat, et nous lançons à nouveau cette idée d’éclairage cette année. Cela permettra de créer une atmosphère encore plus festive et chaleureuse pour les habitants et les visiteurs pendant la période des fêtes. » L’Association des Plaisanciers du Port de la Baule le Pouliguen invite les plaisanciers à illuminer leurs bateaux

la baule+ Décembre 2023 // 11 Avec La Maison du Barbecue, on apprécie encore plus les plaisirs du feu l’hiver ! Les Baulois Nathalie et Pascal Monserand dirigent depuis 10 ans la seule enseigne régionale spécialisée dans les barbecues, planchas et braseros. On associe souvent le barbecue aux plaisirs de l’été et, pourtant, c’est évidemment l’hiver que l’on apprécie le plus un feu réconfortant, pas simplement en intérieur avec une cheminée, mais également à l’extérieur avec un brasero. Pascal est vraiment passionné par l’univers du feu et il aime partager ce plaisir : « Profiter de son brasero avec un plaid, c’est le top ! ». Oublier le froid autour d’un bon feu L’été, il existe un réel engouement pour bénéficier pleinement de son balcon ou de son jardin, car cuisiner en extérieur est devenu un véritable art de vivre, mais La Maison du Barbecue reste plus que jamais active l’hiver pour nous faire apprécier le bonheur d’oublier le froid autour d’un bon feu : « Nous proposons de nombreux accessoires pour la cheminée, pour ranger ses bûches comme pour faire cuire sa côte de bœuf. On observe aussi le succès croissant des marmites en fonte, des poêles à marrons, des bouffadous et des pare-feux y compris sur-mesure. » Une large gamme de fumoirs pour les particuliers et les professionnels Autres tendances hivernales : le fumage et les fours à pizzas. Pascal souligne : « L’engouement pour le fumage est tel que l’on organise des ateliers d’initiation au fumage chaque mois entre octobre et mars. Nous proposons une large gamme de fumoirs pour les particuliers et les professionnels. Le principe est simple et consiste à faire brûler de la sciure de bois de différentes essences pour dégager une fumée froide de 20 à 30 degrés. Ainsi, on peut fumer son propre saumon maison, mais également un magret de canard ou un filet mignon de porc ». Vous pouvez aussi vous faire offrir un four à pizzas : « Les fours à pizzas portables Ooni rencontrent un vif succès, répondant au désir des consommateurs de cuisiner chez eux et toujours dans la bonne humeur ! » La Maison du Barbecue est par ailleurs fière de ses trouvailles ! Chaque année, Pascal recherche des objets design, originaux et avant tout utiles, comme un fendeur de bûches made in Australie. À découvrir aussi : un billot à poser de fabrication française que vous pourrez accompagner de couteaux français ou japonais et d’un aiguiseur de la marque Horl. Pour Noël 2023, le clou du spectacle sera le rafraichisseur de vin/champagne en peau et laine de mouton Kywie ! Enfin, pour parfaire vos soirées grillades, La Maison du Barbecue a aussi un rayon épicerie avec une centaine de sauces et marinades et des viandes maturées d’exception. La Maison du Barbecue 10, rue de la Briquerie, ZA de Villjames à Guérande (à côté de Bureau Vallée) Tel. 02 49 52 20 20 14, rue du Commandant Charcot à Orvault. Tel. 02 40 26 88 76 www.lamaisondubarbecue.fr Fumoirs à chaud ou à froid, découvrez le bonheur dans la fumée et régalez-vous avec La Maison du Barbecue. Gardez le champagne des fêtes au frais avec les rafraîchisseurs 100% laine de mouton KYWIE et profitez de la douce chaleur de la spirale de feu SPIN ! C’est l’occasion de réviser ses grands classiques tout en s’amusant. La ville de La Baule présente la fameuse exposition des Fables de La Fontaine présentées en briques LEGO qui a connu un immense succès en juillet dernier au Palais Vivienne à Paris. Delphine Filloux, adjointe à la culture à la mairie de La Baule, explique que « plus d’un million de briques sont assemblées pour faire découvrir et faire rêver les visiteurs, autour du poète Jean de La Fontaine. Des saynètes, des sculptures d’animaux à taille réelle, des tableaux en briques LEGO et des ateliers de construction pour les enfants : cette exposition raconte Jean de La Fontaine autrement ! » Franck Louvrier, maire de La Baule, a aussi voulu contribuer, à travers cette exposition, présentée à l’occasion de Noël magique, à « valoriser notre culture et l’histoire de France ». On admire donc des sculptures monumentales des animaux tirés de fables connues, comme Le Lièvre et la Tortue, le Lion et le Rat, le Corbeau et le Renard... Des millions de briques Lego et de nombreuses heures de travail ont permis de donner vie à ces créatures reproduites à taille humaine. Des œuvres impressionnantes, qui racontent des histoires éternelles. Pratique : Exposition jusqu’au 7 janvier 2024, de 14h30 à 20 h, à l’espace culturel Sainte-Anne, place Leclerc, à La Baule. Entrée libre. Noël Magique : des fables de La Fontaine présentées en briques LEGO

la baule+ 12 // Décembre 2023 La Baule+ : Certains observateurs soulignent que beaucoup de gens n’ont plus le même comportement depuis le confinement. Cette thèse est soutenue par des analyses sérieuses : que s’est-il passé dans la tête des intéressés ? Ariane Bilheran : Ce qui s’est passé, c’est tout simplement l’application de techniques de harcèlement aux populations. C’est la méthode utilisée par le pouvoir, quand il glisse vers le totalitarisme, avec notamment des chocs traumatiques appliqués aux populations. C’est la raison pour laquelle les gens peuvent devenir fous. Ils subissent des chocs traumatiques, des messages paradoxaux, une confiscation de la langue,... Tout cela pour les soumettre. Désigner certains individus qui pourraient remettre en question le dogme dominant Il y a quelques décennies, lorsqu’il y avait des sujets polémiques, on arrivait toujours à s’expliquer en argumentant, alors que maintenant les gens s’énervent en traitant leurs interlocuteurs, selon les sujets, de racistes ou de complotistes… C’est la caractéristique de l’impossibilité du débat. Les gens sont pris dans des verrous psychiques, des interdits de penser et c’est aussi lié à des manipulations dans le langage, à travers des grandes manipulations médiatiques. Tout cela pour désigner certains individus qui pourraient remettre en question le dogme dominant. On n’est plus du tout dans une rationalité permettant d’établir les faits, mais dans l’incitation à la calomnie des indésirables, c’est-à-dire ceux qui remettent en question le dogme dominant. C’est une exclusion du débat et c’est ce que l’on observe dans les grands médias, il y a des simulacres de polémiques, mais il n’y a plus de débats entre des individus qui ne seraient pas d’accord et qui seraient bienveillants les uns envers les autres pour écouter les arguments des autres. Aujourd’hui, il y a des impositions d’idées auxquelles on doit souscrire sans réfléchir. Comment cette évolution de l’État s’est-elle produite et pour quelles raisons ? Il n’est plus du tout utile de faire illusion en politique : c’est-àdire que maintenant on peut totalement assumer des propos haineux et des conduites dysfonctionnelles. C’est un premier point qui me paraît important. Ensuite, c’est une politique qui privilégie l’intérêt personnel. Nos dirigeants ne dirigent plus vraiment quoi que ce soit. Ce sont des marionnettes entre les mains d’autres intérêts ou de lobbys, et ils sont maintenus en place pour cette utilité. Le vote est devenu un grand jeu de dupes D’ailleurs, dans les motivations de vote, on entend de plus en plus des arguments comme « Il a fait de grandes études », « Ce serait le gendre idéal » ou « C’est une belle femme… » Le vote est devenu un grand jeu de dupes. Cela fait longtemps que nous n’avons plus vraiment des représentants du peuple. Il peut y avoir des exceptions, mais ceux qui exercent vraiment le pouvoir ne font pas une politique qui va dans l’intérêt des Français. Je pense que tout le monde serait d’accord sur ce point. Votre livre est préfacé par Véra Sharav, rescapée des camps, qui a beaucoup travaillé sur les parallèles entre l’Allemagne nazie et les politiques liées au Covid. Elle dénonce aussi très fréquemment l’éducation sexuelle à l’école… J’analyse ce phénomène depuis 2016, notamment sur les textes officiels de l’OMS, qui prétend prendre possession de l’éducation des enfants, à travers par exemple un texte qui donne des standards pour l’éducation sexuelle en Europe. J’avais intitulé un livre, «L’imposture des droits sexuels, ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial ». J’avais déjà mentionné le terme de totalitarisme comme une possible évolution, tout simplement parce que c’était la déduction à laquelle me menait l’étude de ces textes. Ces textes sont extrêmement problématiques et l’on voit qu’ils sont adoptés par différents pays. On a eu un grand désordre médiatique en Belgique avec EVRAS (Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) et c’est exactement la même chose en France avec le programme EdSens. Il faut absolument lire ces documents. Les professionnels du développement infantile et de la psychologie de l’enfance sont totalement écartés, comme dans les textes de l’OMS, au profit de lobbys qui entendent sexualiser l’enfant, c’est-à-dire lui attribuer une sexualité dès le plus jeune âge, ce qui contredit les recherches scientifiques sur la psychologie du développement. Les experts des abus sexuels infantiles sont calomniés, censurés et ridiculisés, alors qu’ils devraient être entendus. En 2017, sous mon impulsion, j’avais déjà mobilisé pas mal de professionnels, des pédopsychiatres et des psychologues, et il faut aussi noter que cette intrusion de l’OMS viole tout le corpus juridique de protection des mineurs. Nous avons mis en place une pétition et nous avons maintenant des avocats et des professeurs de droit pénal qui nous rejoignent. Au début, on vous avait prise pour une complotiste, mais on constate à présent Société ► Le totalitarisme est-il une maladie de civilisation ? Ariane Bilheran : « C’est toujours un hypothétique danger supérieur qui justifie de supprimer des droits aux êtres humains. » Ariane Bilheran est normalienne, philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie. Elle a publié près d’une trentaine de livres dont certains sont traduits en plusieurs langues. Elle a passé près de trente ans à analyser les déviances et l’arbitraire du pouvoir transgresseur dans les différents collectifs du champ politique et social, notamment dans le cadre de ses travaux sur le harcèlement. Ses recherches, son expérience clinique auprès des particuliers et des entreprises, ainsi que son expérience de vie, l’ont amenée à écrire cet essai sur le totalitarisme. Le totalitarisme n’a jamais été complètement envisagé sous l’angle d’une maladie de civilisation, une pathologie collective délirante, du côté de la psychopathologie, avec les ramifications qui s’ensuivent. C’est ce qu’Ariane Bilheran propose, avec cet essai psychologique et philosophique sur le pouvoir total en politique. Elle démontre que le totalitarisme est un système paranoïaque dans lequel les pathologies perverses, sadiques, transgressives et psychopathes sont à l’honneur. La condition de survie de ce système est un mensonge premier qui est maintenu dans le secret, l’endoctrinement des masses à l’idéologie, la mise sous terreur des individus et des collectifs, entraînant tout à la fois sidération traumatique, jouissance pour certains et horreur pour d’autres. « Psychopathologie du totalitarisme » d’Ariane Bilheran est publié aux Éditions Guy Trédaniel.

la baule+ Décembre 2023 // 13 un effet de sidération chez certains parents d’élèves… J’ai publié l’année dernière la cinquième édition de « L’imposture des droits sexuels », parce qu’il y a des renouvellements, des liens qui disparaissent. C’est un savant jeu de pistes. Il était facile de s’apercevoir de tout cela, mais il fallait faire l’effort d’aller lire les textes. De nombreux professionnels n’ont pas souhaité faire cet effort et je pense qu’il y avait une grande crainte chez eux à l’idée de voir ce qu’ils allaient y trouver. J’avais utilisé le terme de totalitarisme en avril 2020, en évoquant le totalitarisme sanitaire. Ensuite, le journaliste Stéphane Bureau m’avait interviewée à Radio-Canada, et cela avait fait scandale. J’avais été très critiquée, alors qu’il s’agit simplement d’ouvrir les yeux et de lire. À partir de là, on comprend très bien dans quelle situation nous sommes. Parfois, lorsque l’on évoque certains sujets, on constate que 20 à 30 % des gens ont un niveau d’information assez élevé, tandis que les autres se contentent de répéter le vernis médiatique. Comment expliquez-vous le décalage de plus en plus important entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? Tout dépend de la source des informations dont vous disposez. C’est la raison pour laquelle je ne traite que les textes officiels. Par exemple, cette expérience sur lesdits droits sexuels des enfants m’a donné la certitude qu’il y a, d’un côté, les textes officiels qui figent les choses et qui traduisent ce qui se réalisera et, de l’autre côté, un paravent, les grands médias de masse qui vont insuffler une propagande qui va taire ce qui est le plus litigieux. On m’a dit que l’OMS n’allait pas enseigner la masturbation aux enfants de quatre ans… Or c’est pourtant vrai ! Mais comme les gens ne vont pas lire les textes officiels, il y a cet écran de fumée à travers les médias de masse. Cela permet de cacher les sujets problématiques. Donc, ceux qui ne vont pas faire l’effort d’aller chercher l’information par eux-mêmes, ou parce qu’ils n’ont pas vécu eux-mêmes cette situation, sont pris dans cette illusion hypnotique de la narration du média officiel. Le discours sur la réalité est généralement très éloigné de la réalité. Au bout d’un moment le cerveau se débranche À l’époque du rideau de fer, les gens qui étaient à l’Est devaient faire semblant de croire le narratif officiel, mais ils écoutaient en cachette les radios de l’Ouest et de plus en plus d’entre eux ont su qu’on leur mentait. Pourquoi la situation est-elle différente aujourd’hui ? Il y a des individus qui font quand même l’effort d’aller chercher des informations. Cependant, on est dans la confusion, avec de multiples discours. On mélange plus ou moins savamment le vrai et le faux, dans des proportions différentes. Cet état de confusion a pour conséquence qu’au bout d’un moment le cerveau se débranche, parce qu’il n’y comprend plus rien. Il y a trop d’informations, avec trop de mélanges et, pour sa propre survie, on est tenté de débrancher, sinon on va avoir la sensation de devenir fou. L’autre facteur, c’est le règne de l’image. Nous sommes à un moment où il y a plus seulement des discours, mais des images, des vidéos permanentes, et le cerveau humain n’est pas capable de filtrer l’information, même s’il peut mettre de la rationalité après coup sur l’image. En réalité, il absorbe l’image. Nous restons des enfants à cet égard. Cela crée une sorte d’addiction à des images violentes ou à des images traumatiques. On voit bien la multiplication des informations diffusées qui sont de cet ordre et cette addiction sidère la pensée et empêche la réflexion. Il y a énormément d’informations qui traversent Internet et les médias en général, mais c’est une information qui est purement émotionnelle, souvent très traumatique, et qui vient entraver toute possibilité de contradiction et de réflexion. On mélange le vrai et le faux, on utilise l’image, or ce sont exactement les arguments qui sont avancés dans les médias institutionnels pour dénoncer ce que l’on appelle les fake news… Quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage... Les grands médias de masse sont souvent de grands propagandistes d’informations mélangées avec du vrai et du faux. Je me souviens d’un titre de Libération en 2018 qui disait que le ministère de l’Éducation nationale ne voulait pas créer une éducation à la sexualité. La première partie était effectivement juste : ce n’était pas le ministère de l’Éducation nationale. Mais on n’avait pas la deuxième partie de l’information, pourtant essentielle, qui était que cette formation passait par le ministère de la Santé, qui est en contrat avec l’Éducation nationale. On tronque les informations, on requalifie les faits, on focalise l’attention sur tel sujet plutôt que tel autre, pour faire passer des lois de plus en plus liberticides. Tout ceci fait partie des stratégies du pouvoir. La question est de savoir qui finance quel média. Vous êtes aussi une spécialiste des travaux de la grande philosophe Hanna Arendt. Tout ça pour ça ? A-t-on aussi rapidement oublié son enseignement ? (Suite page 14)

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