La Baule+

Mai 2019 // 31 LIVRAISON GRATUITE à domicile ou en mer (dans un rayon de 5 miles nautiques - si + nous consulter) Fruits et légumes Cave . Pain Ouverts 7 Jours / 7 de 8h à 20h30 LE POULIGUEN - 8, Grande Rue Tél. 02 40 42 31 41 PORNICHET - 52, bd des Océanides Tél. 09 67 15 20 77 VOS 2 SUPERMARCHÉS DE PROXIMITÉ SUR LA PRESQU’ILE L ’Océarium du Croisic est connu pour être un lieu touristique qui fascine toujours toutes les générations, mais on sait moins qu'il s'agit aussi d'un laboratoire d’études permet- tant de mieux connaître et de mieux gérer les espèces marines. En partenariat avec l'Ifremer, l'Océarium tra- vaille sur la fécondité de la raie brunette (Raja undu- lata), l'une des raies les plus présentes en Atlantique. Sept femelles adultes de cette espèce vivent et se re- produisent actuellement dans deux grands bassins de l’Océarium, dont le Tunnel. Les œufs pondus sont collec- tés par les soigneurs et pla- cés dans des paniers d'incu- bation, afin d'estimer le nombre total d'œufs pondus par femelle au cours d'une saison de ponte, la durée d'incubation, ainsi que la proportion des œufs qui se développent jusqu'à un ju- vénile viable. Stéphane Auf- fret, directeur de l’Océarium du Croisic, signale : « Ce sont des œufs de grande taille pour des œufs de pois- sons, car la grande majorité des œufs de poissons vont d’un à quatre millimètres et les alevins font six à sept centimètres d’envergure à la naissance, ce qui en fait déjà des gros poissons rela- tivement faciles à étudier. Comme les données scienti- fiques du milieu marin étaient peu connues, l’Ifre- mer (Institut français de re- cherche pour l’exploitation de la mer) nous a demandé de faire une étude avec eux sur cette espèce très commercialisée en Atlan- tique » . L’une des premières études mondiales sur la raie brunette Ce suivi des pontes à l'Océa- rium permettra d'évaluer la fécondité dans les conditions en milieu protégé pour les raies brunettes. Ainsi, on ignore comment la fécondité en milieu naturel varie en fonction des secteurs de ponte. Par ailleurs, la tempé- rature de l'eau de mer, le brassage des eaux de proxi- mité ou la quantité de proies disponibles pour les raies constituent encore des fac- teurs méconnus. Dans ce contexte, ce sera certaine- ment l’une des premières études mondiales sur la raie brunette : « Nous étions sur- pris, car nous étions persua- dés que c’est une espèce commune, qui a été étudiée depuis des dizaines d’années, et que l’on savait tout sur cette espèce au niveau de la biologie, de la reproduction et de la croissance. Or, en fin de compte, non... Peut-être que c’est un poisson que l’on a eu tendance à négliger. C’est une espèce commercia- lisée en Atlantique. Au Croi- sic, nous avons un ou deux bateaux qui travaillent sur cette espèce, donc l’Ifremer avait besoin de données plus précises, car le milieu marin est un milieu inaccessible et très difficile à étudier sur le long terme, alors qu’un aqua- rium est un lieu protégé pour les animaux et nous arrivons à les étudier et à obtenir de très bonnes données biolo- giques et scientifiques ». Les quotas de pêche sont souvent évalués en fonction de données scientifiques Stéphane Auffret indique que ces études permettent aussi de travailler sur les quotas : « Les quotas de pêche sont souvent évalués en fonction de données scientifiques qui ont été pro- duites à partir des données des criées ou par des ba- teaux scientifiques. On mé- lange toutes ces données et on arrive à avoir des chiffres plus ou moins précis. Le mi- lieu marin est toujours un peu inaccessible et il y a des manques de données sur certaines espèces». Il s'agit donc d'une étude impor- tante, qui pourrait faire le tour du monde : « C’est quand même une espèce plu- tôt européenne. Nous avions déjà des éléments en notre possession, mais que nous ne diffusions pas. Finale- ment, ce sont des données qui peuvent être intéres- santes. En plus, c’est un sujet qui nous intéresse, puisque nous avons deux personnes de l’équipe qui vont travail- ler pendant quelques mois sur cette étude. Donc, c’est un beau challenge ». Ce partenariat entre l’Océarium du Croisic et l’Ifremer est mené dans le cadre du projet Pandora, financé par l'Union européenne. Un partenariat d’étude entre l’Océarium du Croisic et l’Ifremer sur la fécondité des raies brunettes

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2